La France fait partie des 52 abstentionnistes, arguant du refus de « classer » les crimes contre l’humanité.
La Fondation ne demande pas de revenir sur cette abstention, mais simplement de comprendre le message qui est ainsi lancé par les « pays du Sud », voulant avant tout affirmer que « l’ampleur et les effets de « la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains » n’ont jusqu’à présent pas suffisamment été reconnus ».
« Pas suffisamment reconnus dans leur nature », puisqu’ « à ce jour aucun autre ancien État colonial n’a osé suivre la France dans la reconnaissance de l’esclavage et la traite comme crime contre l’humanité ».
« Pas suffisamment reconnus dans leurs effets » : « persistance du racisme anti-Noirs », « inégalités dans les territoires post-esclavagistes », « injustices persistantes entre le Nord et le Sud ».
Le MRAP partage cette lecture de la résolution des Nations Unies et appelle, comme la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, le Président de la République à « changer de posture » et à ouvrir le dialogue sur cet héritage à l’occasion de l’anniversaire de la loi Taubira, retrouvant ainsi le rôle pionnier de la France « face à l’abîme de l’esclavage ».
Bureau National



