Si les faits sont établis, ce drame rappelle avec une terrible violence que le racisme n’est jamais anodin. Il humilie, isole, détruit l’estime de soi et peut conduire aux drames les plus irréparables. Derrière chaque insulte raciste se cache une violence qui laisse des blessures profondes.
Le MRAP adresse ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Joris. Il leur exprime tout son soutien et se tient à leurs côtés dans leur quête de vérité et de justice.
Le MRAP saisit le procureur de la République afin d’être tenu informé des suites de la procédure et de l’évolution de l’enquête. Il demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame, que l’enquête soit menée avec la plus grande impartialité et que toutes les responsabilités soient établies.
Au-delà de ce drame, le MRAP alerte une nouvelle fois sur les conséquences de la banalisation du racisme dans notre société. Lorsque des responsables politiques font de la stigmatisation de l’autre un projet, désignent des Français en raison de leurs origines ou de leur couleur de peau et entretiennent la peur, ils contribuent à créer un climat où les propos racistes se libèrent et où certains se sentent autorisés à humilier et à harceler.
L’extrême droite porte une responsabilité politique majeure dans cette banalisation. Depuis des années, elle diffuse un discours de division qui fracture la société, oppose les Français entre eux et nourrit un climat de rejet. Les ravages de cette idéologie ne se mesurent pas seulement dans les urnes : ils se lisent aussi dans les violences, les discriminations et les humiliations subies par celles et ceux qui sont perçus comme différents.
Face à la montée de la haine, il appartient à chacun de refuser la résignation. Les pouvoirs publics doivent lutter avec détermination contre le racisme, protéger les victimes et poursuivre sans faiblesse les auteurs.
Le racisme n’est pas une opinion. C’est un délit. Et il peut tuer.
MRAP

