Le MRAP appelle à se joindre aux rassemblements et manifestations partout en France
Ce samedi 13 juin sera, à l’appel du comité "Vérité pour Adama", une nouvelle journée de rassemblements et de manifestations pour obtenir "vérité et justice pour Adama", pour que cessent les violences des (…)
Grand remplacement : les mots ont un sens et des conséquences.
Le MRAP exprime sa profonde indignation après les propos tenus par Aurore Bergé, ministre chargée notamment de la lutte contre les discriminations, au sujet de la théorie dite du grand remplacement.
Interrogée sur le caractère raciste de cette théorie, la ministre a refusé de la qualifier comme telle et l’a présentée comme relevant d’un débat politique. Face aux réactions suscitées par ces déclarations, Aurore Bergé a depuis affirmé que cette théorie est fausse et mensongère, et qu’elle contribue à attiser le racisme. Le MRAP prend acte de ces précisions, mais elles ne dissipent pas la gravité des déclarations initiales.
La théorie du grand remplacement n’est pas une opinion parmi d’autres sur la politique migratoire. Elle repose sur un fantasme complotiste et raciste selon lequel une population dite « de souche » serait progressivement remplacée.
Le MRAP connaît depuis longtemps la dangerosité de cette idéologie. Il a combattu, y compris devant les tribunaux, ceux qui ont propagé ces discours racistes et complotistes, notamment Renaud CAMUS et d’autres figures de l’extrême droite que notre association a fait condamner.
Car ces mots ne sont pas sans conséquences : cette théorie a nourri des violences et a été invoquée par des auteurs d’attentats terroristes.
Présenter aujourd’hui le grand remplacement comme un élément du débat politique contribue à banaliser une idéologie que nous combattons depuis des années.
Cette banalisation est d’autant plus préoccupante lorsqu’elle vient d’une ministre chargée de combattre les discriminations.
Le MRAP attend des responsables publics une parole claire, ferme et sans ambiguïté. Le racisme ne se banalise pas. Il se combat.
Bureau National
11/09/2026
Propos racistes de policiers municipaux à Carcassonne : le MRAP porte plainte
Le MRAP exprime sa profonde indignation après la révélation de propos ouvertement racistes, misogynes et antidémocratiques tenus par plusieurs policiers municipaux de Carcassonne au cours d’une patrouille.
Les insultes visant notamment les personnes noires et d’origine maghrébine sont d’une particulière gravité, d’autant qu’elles émanent d’agents investis d’une mission de service public et chargés de protéger toutes et tous sans distinction d’origine.
Le MRAP prend acte de l’ouverture d’une enquête par le parquet de Carcassonne et annonce qu’il dépose plainte afin que les responsabilités pénales soient pleinement établies.
Le racisme n’est jamais une opinion. C’est un délit. Sous l’uniforme, il est plus intolérable encore.
Bureau National
9 septembre 2026