Le MRAP suit avec la plus grande attention les événements actuels. La disparition de l’ayatollah Khomeini ne signifie pas nécessairement la fin d’un régime exécré et son remplacement par un processus de rétablissement démocratique.
Le MRAP condamne les bombardements conjoints des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, menés le 28 février sans aucune légitimité internationale. Ils constituent un crime de guerre. Cette attaque a atteint notamment l’école primaire Shajareh Tayyibeh, située dans la ville de Minab, faisant 148 morts, principalement des jeunes filles mineures, et plus de 90 blessés.
Le droit international est actuellement, non seulement trop souvent violé, mais aussi méprisé, voire rejeté de façon de plus en plus ouverte. Le MRAP continue à penser que ce droit constitue un facteur essentiel de la construction d’un monde moins dangereux.
« L’article 2 de la Charte stipule clairement que tous les États membres s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de menacer ou d’utiliser la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État », a souligné António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU lors de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur la situation actuelle en Iran.
Il a exigé samedi la cessation immédiate des hostilités menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran. M. Guterres a averti que cette escalade militaire compromet la paix et la sécurité internationales et a exhorté les parties à cesser le recours à la force afin d’éviter une catastrophe régionale majeure aux conséquences incalculables.
D’ailleurs, aux États-Unis même, des voix se font entendre pour dénoncer cette attaque ; des élus démocrates notamment ont fermement condamné la participation des États-Unis à l’offensive militaire contre l’Iran. Cette opération, menée conjointement avec Israël, a été qualifiée « d’illégale et anticonstitutionnelle » par les parlementaires, car elle n’avait pas reçu l’approbation du Congrès et violait les procédures établies en matière d’usage de la force militaire.
Une intervention étrangère ne renversera pas les réseaux d’oppression qui oppriment ce pays, ni celui des mollahs, ni celui de l’armée paraétatique des Gardiens de la révolution. Seule la mobilisation du peuple iranien lui-même permettra d’imposer une transition démocratique.
Les actuelles opérations militaires constituent d’ores et déjà une source de souffrance pour les populations frappées et peuvent déboucher rapidement sur un conflit majeur embrasant l’ensemble du Moyen-Orient. C’est l’ensemble de la région qui subit des bombardements, que ce soit sur la Syrie, le Liban, le Qatar ou l’Arabie saoudite, et ce sont les populations civiles qui souffrent.
Le MRAP exige l’arrêt de ces opérations et le retour à des négociations qui étaient d’ailleurs en cours.
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