Les morts pourraient déjà se compter en dizaine de milliers selon le Times qui relaie le nombre de 30 000 évoqués par deux responsables iraniens. Mais ce bilan dramatique n’est que provisoire, 17 000 décès sont encore en cours d’examen par l’association. Elle fait aussi état de 11 000 blessé·e·s graves mais un grand nombre d’entre eux redoutent de se rendre à l’hôpital de peur d’y être arrêté·e·s et exécuté·e·s. Pour ajouter l’horreur à l’horreur les corps des victimes sont exposés dans les rues et rendus aux familles contre le paiement d’une rançon.
Plus de 40 000 personnes ont déjà arrêtées , leur vie est menacée alors que les condamnations à la peine de mort à l’issue de procès sommaires à huis clos et sans avocat se succèdent.
Face à ce terrible constat, Donald Trump menace et remet désormais au premier plan la question du nucléaire – dont il prétendait avoir détruit les installations − pour justifier la présence de son « armada ». Le MRAP réaffirme qu’une intervention militaire des États-Unis n’est en aucun cas la solution. L’histoire a prouvé que loin d’être la solution, cela entraînerait le chaos comme cela a été le cas en Irak, en Afghanistan, en Libye.
La solution n’est pas non plus dans la restauration de la dictature du Shah. La solution ne peut venir que du peuple iranien lui-même.
Le seul secours légitime serait celui de l’ONU qui, une fois de plus, est réduit à l’impuissance. La communauté internationale et notamment la France ne peut se limiter à de simples déclarations perçues par le pouvoir iranien comme une tolérance.
Le MRAP appelle à participer aux initiatives en solidarité avec le peuple iranien en lutte pour la démocratie.
Bureau National du MRAP
