Au niveau politique déjà, puisque le gouvernement mis en échec sur la proposition de loi Yadan qu’il soutenait présentera un projet de loi de lutte contre le racisme. Annoncé comme étendu à toutes les formes de racisme, il devrait reprendre les conclusions tirées par la ministre lors des assises de la lutte contre l’antisémitisme.
Le MRAP portera dans ce débat les choix fondamentaux qui sont les siens et que l’Assemblée générale du mouvement a rappelés dans la motion adoptée le 13 juin dernier : une approche universaliste et indivisible de la lutte contre toutes les haines et l’opposition tout à la fois pour des raisons de fond et d’efficacité, à la sortie des délits de provocation à la haine raciste, d’injure raciste et de diffamation raciste du régime spécifique de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse pour les intégrer dans le Code pénal.
C’est aussi en cette période estivale qu’est annoncé le plan de lutte contre le racisme et les discriminations liées à l’origine devant porter sur la période 2027/2030. Après le bilan décevant du plan précédent, la capacité à aborder le fait qu’elles puissent être commises même inconsciemment par des agents publics ou encore le sujet des discriminations systémiques sera déterminante.
C’est d’ailleurs cette question des discriminations raciales qu’a choisie le Musée national de l’Histoire de l’Immigration pour l’exposition en cours : « Aux origines, regards croisés sur le racisme et les discriminations » dont on peut seulement regretter qu’elle ne dure que quelques semaines. Une visite à la Porte dorée avant le 23 août pour toutes celles et ceux qui passeront par Paris s’impose.
Le 26 juin 2026