Ces propos stigmatisants et ouvertement discriminatoires, qui légitiment l’exclusion des citoyens français de l’accès à des fonctions publiques sur le seul critère de leur origine supposée maghrébine ou de leur binationalité, sont intolérables. Ils relèvent de la xénophobie la plus crasse et dépassent clairement les limites admissibles de la liberté d’expression. À la suite d’une plainte déposée par le MRAP 89, le Tribunal correctionnel de Sens a condamné Daniel GRENON, le 2 mai 2025, à une amende de 3 000 euros, assortie de dommages et intérêts de 1 500 euros pour chacune des parties civiles.
Le prévenu ayant fait appel, le MRAP s’est à nouveau constitué partie civile, représenté par son avocat, Maître Bernard SCHMID. Comme ce dernier l’avait rappelé à l’issue de l’audience de première instance : « Aujourd’hui, il y a un filtrage dans l’accès à certains postes dits sensibles, mais il est fait par le comportement. On scrute ce que des personnes expriment sur les réseaux sociaux, leurs fréquentations, on ne se base pas sur la seule nationalité. »
Le MRAP sera présent à ce nouveau procès pour défendre les valeurs d’égalité et de fraternité, qui exigent une lutte intransigeante contre toutes les formes de racisme. Il attend que la Cour d’appel confirme la condamnation et envoie un signal fort contre la banalisation des discours haineux dans le débat public, particulièrement lorsqu’ils émanent d’élus de la République.
Le racisme n’est pas une opinion : c’est un délit ! Le MRAP poursuivra sans relâche son combat contre toutes les discriminations, sans hiérarchie ni complaisance.
Service juridique