Sous couvert de festivités, des propos haineux ont été tenus publiquement. Ils ne relèvent ni de la plaisanterie, ni de la tradition, ni de la liberté d’expression : ils constituent une atteinte à la dignité des personnes visées et sont susceptibles de recevoir une qualification pénale.
Le MRAP salue la réaction du préfet de l’Ain, qui a saisi le procureur de la République en application de l’article 40 du Code de procédure pénale, ainsi que l’ouverture rapide d’une enquête judiciaire.
Le MRAP déposera plainte afin que les auteurs de ces faits soient identifiés, poursuivis et sanctionnés conformément à la loi. Il se constituera partie civile si les conditions légales sont réunies.
Cette affaire rappelle que le racisme ne disparaît jamais lorsqu’il est banalisé. Il progresse lorsque les discours de haine sont tolérés, minimisés ou présentés comme de simples débordements festifs. Face à cette banalisation, la réponse doit être claire, ferme et sans ambiguïté.
Le MRAP réaffirme qu’il poursuivra sans relâche son combat contre toutes les formes de racisme et de discrimination. La République ne saurait accepter que des appels à la haine trouvent leur place dans l’espace public. Le racisme n’est pas une opinion : c’est un délit.
Bureau National