Communiqués

Histoire, mémoire, anticolonial

Le MRAP demande la réhabilitation des « mutins de 1917 »

Durant le printemps 1917, les actes de désobéissance et de mutinerie ont touché les deux tiers des grandes unités militaires.

C’est la plus grande révolte enregistrée lors de la Première Guerre mondiale, elle est réprimée entre autres par Pétain. Elle contredisait la thèse des généraux selon laquelle les mutineries avaient été provoquées par des agents ennemis.

Le mécontentement des poilus existait déjà en automne 1914 et ne cessa de croître, comme on le constate en lisant leurs carnets de route. On note des refus de sortir des tranchées pour attaquer dès 1915.

Il existe, tout au long du conflit, de multiples rejets de la guerre, qui prennent des formes variées : retard à revenir de permission, désertion, automutilation, refus d’obéir, fraternisations avec le soi-disant « l’ennemi héréditaire », se laisser faire prisonnier.

Durant cette guerre, 639 soldats français furent « fusillés pour l’exemple » sur ordre de la hiérarchie militaire : ils refusaient l’enfer des tranchées et ne voulaient plus mourir pour rien dans une boucherie inutile. 40 d’entre eux ont été réhabilités entre les deux guerres, il en reste 599. En ce 100 ème anniversaire de la fin de la guerre le MRAP demande leur réhabilitation.

Paris, le 9 novembre 2018