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Séquelles de la colonisation

Commémoration de l’abolition de l’esclavage et hommage à ses victimes et à leurs souffrances : une mémoire en partage !

Le MRAP appelle à commémorer ces deux dates en mémoire de l’abolition de la traite, de l’esclavage et en mémoire des souffrances des victimes de l’esclavage.

Le 10 mai, « Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions » commémore la reconnaissance tardive par la France - 150 ans après l’abolition de l’esclavage - de la traite négrière et de l’esclavage comme crime contre l’humanité.

Le 23 mai, « journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial », commémore les souffrances et les luttes des esclaves.

Trop rares sont encore les Français qui savent que pendant près de quatre siècles, notre pays fut une grande puissance esclavagiste, des vaisseaux battant pavillon français participèrent à la déportation de millions d’Africains, le Code Noir qui définissait l’être humain asservi comme un simple « meuble » fut une création du droit français, notre nation compte en son sein des descendants d’esclaves.

Le racisme a tenu une place essentielle dans la construction des justifications de cette mise hors de la société d’une partie de ses membres. Esclavage et racisme sont intimement liés : les différences d’ordre social, physique, religieux ou culturel sont présentées comme signes d’infériorité et servent à justifier la domination et l’exclusion, l’exploitation, la ségrégation.

C’est pourquoi le MRAP appelle à inscrire ce devoir de mémoire, cette commémoration de l’abolition de l’esclavage, dans la dynamique de la lutte contre le racisme et pour la reconnaissance des crimes coloniaux.

Paris le 10 mai 2018