C’est l’extrême droite et le racisme que nous combattons. Cette lutte exige la plus grande rigueur de celles et ceux qui s’y engagent.

L’extrême droite xénophobe et raciste escompte faire élire des dizaines de maires, qui appliqueraient dans leur commune la préférence nationale, fragiliseraient les droits de tous et toutes et imposeraient une vision autoritaire de la société. Elle en ferait un tremplin pour l’élection présidentielle de 2027.

Notre pays l’a vécu en juin, juillet 2024. Alors que le RN pensait pouvoir remporter les élections législatives, les propos racistes ont connu un développement notable. Pour preuve, surface émergée de l’iceberg les appels au défenseur des droits ont augmenté de 53% entre mai et juin 2024.

La mort tragique de Quentin Deranque a été instrumentalisée par le RN pour proposer un barrage contre LFI. Au lieu de déjouer ce piège, de renvoyer l’extrême droite auteure de 90% des meurtres politiques dans notre pays à ses responsabilités, il s’est trouvé des responsables gouvernementaux pour de fait diaboliser LFI et banaliser l’extrême droite dont le RN. Nous assistons à un renversement des responsabilités et une inversion de valeurs.

Dans ce climat délétère, aucun propos tenu par celles et ceux qui s’opposent à l’extrême droite ne peuvent souffrir la moindre ambiguïté. L’ironie de Jean Luc Mélenchon, au sujet du nom du criminel américain, renvoyant aux sous-entendus antisémites est particulièrement mal appropriée et s’oppose à l’exigence de clarté indispensable à cette période de tous les dangers.

Le MRAP le regrette et appelle chacune et chacun à la plus grande rigueur.

Paris le 2 mars 2026