ATTENTAT TERRORISTE RACISTE DE TRAPPES : LE MRAP SE CONSTITUE PARTIE CIVILE ET SAISIT L’ARCOM CONCERNANT CNEWS

La haine raciste tue. Elle ne doit rester impunie ni dans ses actes, ni dans ses incitations.

Le 23 octobre 2026, à Trappes, un homme lourdement armé a ouvert le feu sur des personnes ciblées en raison de leur origine ou de leur religion réelle ou supposée. Un homme a été tué, plusieurs personnes ont été blessées.

Cet attentat terroriste raciste ne peut être réduit au seul geste de son auteur.

Depuis des années, certains discours politiques et médiatiques présentent des populations entières comme des menaces pour la France. Trappes est régulièrement caricaturée, stigmatisée, désignée comme le symbole d’une prétendue invasion ou d’un ennemi intérieur.

À force de désigner des ennemis, on finit par fabriquer des cibles.

Le MRAP refuse que l’enquête s’arrête à celui qui a appuyé sur la détente. Il exige que toute la lumière soit faite sur son parcours de radicalisation, ses motivations, ses influences et les éventuelles responsabilités pénales de ceux qui auraient contribué à son passage à l’acte.

C’est pourquoi le MRAP engage, aux côtés de victimes de l’attentat et d’autres associations, deux démarches majeures.

1. LE MRAP SE CONSTITUE PARTIE CIVILE

Pour participer à la manifestation de la vérité et demander que les investigations portent sur l’ensemble des responsabilités pénales susceptibles d’être établies.
Qui a nourri la haine de l’auteur ? Quels discours ont pu influencer sa radicalisation ? Des personnes ont-elles, par leurs actes ou leurs propos, contribué pénalement à la préparation ou à la commission de cet attentat ?

Ces questions doivent être examinées avec toute la rigueur de l’enquête judiciaire.

2. LE MRAP SAISIT L’ARCOM CONCERNANT CNEWS

Le MRAP demande au régulateur de l’audiovisuel d’examiner les séquences diffusées par CNews concernant Trappes, ses habitants et les populations régulièrement stigmatisées sur son antenne.
Il lui demande de vérifier si la chaîne a respecté ses obligations légales en matière de lutte contre l’incitation à la haine et les discriminations et, en cas de manquement établi, d’en tirer toutes les conséquences.

La liberté d’expression est fondamentale. Elle ne saurait servir de prétexte à l’incitation à la haine raciste. La liberté éditoriale n’efface pas la responsabilité des médias.

NOUS REFUSONS L’IMPUNITÉ DE LA HAINE

Le MRAP ne se résignera jamais à voir des populations désignées comme des menaces, des citoyens transformés en cibles et des familles endeuillées par le racisme.

Nous voulons la vérité. Nous voulons que toutes les responsabilités légalement établies soient sanctionnées. Nous voulons que la lutte contre la haine raciste ne se limite plus aux condamnations de circonstance.

Le racisme n’est pas une opinion et la haine raciste a fait couler le sang à Trappes. Le temps des seules indignations est terminé. Celui de la justice et des responsabilités doit s’ouvrir.

LE MRAP NE LÂCHERA RIEN.

Bureau national du MRAP