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MRAP

APPEL AU PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A L’OCCASION DE L’ANNIVERSAIRE DE LA LOI TAUBIRA




Le MRAP, fidèle à son combat pour la reconnaissance des effets aujourd’hui encore destructeurs de la participation historique de la France à l’esclavage et au colonialisme, soutient l’appel adressé par la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage au Président de la République française dans une tribune publiée dans Le Monde du 7 avril 2026 (lien ci-dessous).

Cette tribune fait suite au vote des Nations Unies du 25 mars qualifiant par 123 voix contre 3 et 52 abstentions la traite transatlantique de « plus grave crime contre l’humanité ».

La France fait partie des 52 abstentionnistes, arguant du refus de « classer » les crimes contre l’humanité.

La Fondation ne demande pas de revenir sur cette abstention, mais simplement de comprendre le message qui est ainsi lancé par les « pays du Sud », voulant avant tout affirmer que « l’ampleur et les effets de « la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains » n’ont jusqu’à présent pas suffisamment été reconnus ».

« Pas suffisamment reconnus dans leur nature », puisqu’ « à ce jour aucun autre ancien État colonial n’a osé suivre la France dans la reconnaissance de l’esclavage et la traite comme crime contre l’humanité ».

« Pas suffisamment reconnus dans leurs effets » : « persistance du racisme anti-Noirs », « inégalités dans les territoires post-esclavagistes », « injustices persistantes entre le Nord et le Sud ».

Le MRAP partage cette lecture de la résolution des Nations Unies et appelle, comme la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, le Président de la République à « changer de posture » et à ouvrir le dialogue sur cet héritage à l’occasion de l’anniversaire de la loi Taubira, retrouvant ainsi le rôle pionnier de la France « face à l’abîme de l’esclavage ».

Bureau National

Haute-Loire : un homme menace à la carabine des enfants noirs et arabes « Je suis raciste et je suis fier ». Le MRAP saisit le parquet compétent.




Consternation face au traitement de cette affaire. Un homme revendiquant haut et fort son ancrage dans le racisme tire sur des enfants et ressort de garde à vue avec une simple convocation. Ce décalage entre la gravité des faits et la réponse apportée interroge profondément.

La justice doit être à la hauteur. Elle doit protéger, qualifier avec rigueur et envoyer un message clair et ferme : de tels actes ne peuvent être banalisés.

Le MRAP, dont la commission juridique a saisi le parquet compétent, attend des explications et des décisions à la hauteur de la gravité des faits.

Ci-joint en PDF la lettre envoyé au Tribunal judiciaire du Puy-en-Velay.

MRAP
22/04/2026


Communiqués du MRAP (Voir aussi les appels et communiqués dont le MRAP est signataire)