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Histoire, mémoire, anticolonial

La rafle du Vel’ d’Hiv : un symbole universel de la lutte contre toutes les formes de racisme

Il y a tout juste 75 ans, les 16 et 17 juillet 1942, la police française (plus de 4000 policiers) et ses acolytes, en particulier les milices du PPF (Parti Populaire Français) à la solde de l’occupant nazi, raflaient plus de 13000 Juifs étrangers dont 4000 enfants pour les parquer dans des conditions effroyables au vélodrome d’hiver (Vel’ d’hiv) pendant cinq jours et les remettre à l’occupant allemand pour un voyage sans retour à destination d’Auschwitz.


De ces 13152 victimes des préjugés racistes, moins d’une trentaine reviendront de l’enfer des camps. Cette rafle a été la plus grande arrestation de Juifs en France durant la seconde guerre mondiale.

Trois quarts de siècle après, le MRAP tient une fois de plus à rendre hommage à ces femmes, ces hommes, ces enfants morts dans la souffrance indicible et celle d’avoir eu à douter de la France non seulement comme nouvelle patrie mais aussi comme pays des libertés.

Dans cette période où les rares rescapés, atteints par l’âge, disparaissent les uns après les autres, le MRAP tient à mettre en garde ceux qui tentent de nier la responsabilité de la France. C’est bien madame Le Pen qui déclarait le 9 avril dernier, dans une interview télévisée que cette rafle était la faute des seuls Allemands, montrant ainsi qu’elle demeure dans la filiation de l’extrême-droite nostalgique de Vichy largement illustré par les propos, les
attitudes et les fréquentations de son père. Oui, ne nous y trompons pas – Marine Le Pen est bien la fille de Jean Marie Le Pen.

Dans une période où un sondage révèle que 60 % des jeunes de 18 à 24 ans n’ont jamais entendu parler de la rafle du Vel d’Hiv, ce travail de mémoire est plus que jamais essentiel.
L’Histoire a souvent montré que l’oubli génère un retour à l’innommable.

 Le MRAP demande avec insistance de faire du travail de mémoire une grande cause nationale.
Le MRAP appelle à lutter contre ces imposteurs négationnistes qui tentent d’effacer de la mémoire les crimes de la seconde guerre mondiale.

Il faut, plus que jamais, faire du 16 juillet un symbole de la lutte contre le racisme sous toutes ses formes.

Paris, le 13 juillet 2017