Les grandes dates

Bidonvilles : des expulsions jusqu’à la veille de la trêve hivernale ! La trêve doit être respectée pour tous.

Du 1er novembre au 31 mars, il ne sera plus possible d’expulser quelqu’un de son loge

 Du 1er novembre au 31 mars, il ne sera plus possible d’expulser
quelqu’un de son logement. A partir de cette année, cette trêve
hivernale s’appliquera à tous les lieux habités, que ce soient des
immeubles, des caravanes, des tentes, des cabanes, même si la loi
Egalité et citoyenneté du 27 janvier 2017 a prévu quelques
exceptions, sur décision de justice notamment en cas d’occupation du lieu avec voie de fait, ou sur arrêté municipal si les lieux sont occupé depuis moins de 48 heures.

Depuis le mois d’août et jusqu’aux derniers jours d’octobre, les
expulsions de leur lieu de vie des familles vivant en bidonvilles se
sont multipliées, à Marseille, Limeil-Brévannes, ou encore dans la
région nantaise et dans bien d’autres villes. Sans solution de
relogement. Sans autre solution pour les familles que s’installer
dans un autre bidonville, rechercher un abri ailleurs et rompre avec
la scolarité des enfants, un suivi médical, une recherche
d’emploi... Au mépris parfois des démarches engagées par les
collectivités locales et l’État pour rechercher des solutions
comme c’est le cas dans la région
nantaise.

Personne ne souhaite le maintien des bidonvilles, à commencer par
leurs habitants. Mais les expulsions répétées ne font que les
déplacer et le nombre de personnes concernées est stable. La
période de la trêve hivernale devrait être mise à profit pour la
construction de solutions alternatives, pour un accompagnement des
personnes vers autre chose dans le respect de leurs attentes. Le
choix politique fait par le gouvernement et exécuté par les préfets
semble être de jeter le plus de monde possible à la rue avant
l’hiver.