Communiqués

Délit de solidarité

L’inhumanité n’est pas une politique

Onze associations qui interviennent sans relâche auprès de migrants présents dans le Calaisis ont déposé, conjointement avec des migrants, un référé-liberté auprès du tribunal administratif de Lille.

Elles exigent que l’Etat assure un accueil humanitaire minimum aux centaines de personnes qui errent dans cette région.
Le 14 juin, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait également publié un communiqué pour demander « que soit mis un terme aux atteintes aux droits fondamentaux les plus élémentaires dont sont victimes les exilés ».

En effet, depuis que les tribunaux ont cassé, en mars, un décret municipal qui prétendait interdire les distributions alimentaires, la police a mis en place un stratégie de harcèlement et d’intimidation qui empêche presque complètement l’action des associations de solidarité. Elles ont le plus grand mal à assurer quelques distributions de nourriture ; l’accès aux points d’eau ou au moindre lieu de répit est empêché. Ni l’accès à la santé, y compris maternelle ou infantile, ni bien sûr l’accès aux droits, ne sont plus possibles.

Le MRAP est totalement solidaire de cette démarche. Il exige lui aussi que l’Etat assure, ou au moins permette, l’accès aux droits humains élémentaires pour les migrants du Calaisis. Au-delà, il réaffirme que la politique de déni et de répression dans le domaine migratoire a trop longtemps prouvé qu’elle était une impasse et qu’une vraie politique réaliste de liberté de circulation devait être mise en place.

Paris, le 20 juin 2017